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  • Sophie-Caroline

Notre note d'intention, d'attention. Le début de l'histoire...

Le rythme de l’homme est la marche. C’est le mien.

Lors de mes promenades quotidiennes j’ai constaté la place du déchet dans nos vies et son impact sur la nature.

Peu à peu a germé en moi l’idée de sensibiliser les plus jeunes au respect de l’environnement par un acte citoyen simple, positif, bienfaisant.

Je suis ce qu’on appelle aujourd’hui une adulte, mais pour dire, écrire la vérité, en réalité, je suis une enfant qui parle aux objets et s’émeut de la solitude d’une chaise abandonnée, jeter au coin d’une rue, après avoir accueilli généreusement, des années durant, nos augustes postérieures.

Curiosité, ma meilleure amie, m’a poussée à discuter avec les héros de l’ombre qui recueillent tant qu’ils peuvent, tout nos rebus, ainsi j’ai rencontré les acteurs invisibles de notre société, les indiens des déchetteries. Eux mieux que personne nous connaissent, nous observent, ce sont des ethnologues qui s’ignorent.

Et je me suis dit « et si nous leur rendions hommage », car nos maires (prononcer mère), nos régions, ont bien mis en place des lieux et des moyens de collectes, alors pourquoi tant d’abandons, de négligence de notre part à nous ? l’idée me trotte … et je continue à marcher.


Puis je rencontre une chaise dans un parking, dans une banlieue parisienne, et je l’ai soignée.


Fleur du Ghetto est née.


Une pièce unique, une pièce rare.

Je l’ai confiée aux mains expertes de la vannerie de Villaines (Entreprise du Patrimoine Vivant, label E.P.V), et nous lui avons donné une nouvelle vie, dessiné un nouvel avenir.

Et comme je rêve grand, je me suis dit :

« Et si nous le faisions tous ensemble ! »

Sophie-Caroline

Objet :

Création d’œuvres d’art à intégrer au milieu urbain et rural à partir de déchets collectés par les enfants.

Objectif :

- Sensibiliser les jeunes acteurs de notre société, à l’éducation écologique et artistique, en posant un acte de « faire ». Favoriser ainsi l’ancrage positif dans la mémoire de l’enfant, par une collaboration ludique et gratifiante entre l’enfant, la nature et un artiste.

Comment :

- Par un ramassage collectif organisé par classe, par école, par ville, collecter des plastiques etc.

- Par des collaborations avec des artistes émergeants, confirmés, engagés, concevoir des œuvres monumentales ou liliputiennes, dans chaque ville, village, issues du traitements des collectes enfantines et des artistes.

- Par des collaborations avec des entreprises de transformation des déchets, et autres intervenants technique du secteur.

- Par des expositions photos. Dans chaque site retenu nous irons photographier les acteurs de l’ombre, pour en faire les héros de leur villes ou villages. L’artiste photographe de presse BRUNO VIGNERON, qui prépare une exposition sur les compagnons d’Emmaüs, s’est engagé à mes côtés.

- Par la valorisation du travail des agents municipaux, la sensibilisation de la population la plus jeune, la reconnaissance du travail effectuée par les pouvoirs publiques, et en créant un lien transversal entre culture/technique /urbanisme/éducation.


DESSINES MOI UN MOUTON**, dit l’enfant :

J’ai 8 ans, et cette année dans mon école on va faire une Œuvre d’art, oui oui, une œuvre d’art ! C’est ce qu’elle a dit la maîtresse !

Mais comment çà ! ? Arrêtes de dire des bêtises, dit l’adulte.

« Si c’est vrai, on va aller se promener, ramasser autour de notre école les déchets, et ensuite y’a un artiste, un vrai, un grand, ben il va venir et nous demander si on a une idée de ce qu’on pourrait en faire.

Même qu’avant sa visite, on aura vachement réfléchis avec la maitresse et qu’on aura eu plein d’idées et qu’on sera devenu des ecortistes ! (écolier, écolo, artistes)

Oui oui c’est vrai ! Vous les grands faut toujours tout vous expliquer. »

Les enfants sont nos guides.


** : Saint Exupéry